Comment mesurer la qualité de l’air intérieur ?

Comment mesurer la qualité de l'air intérieur ?

Comment mesurer la qualité de l’air intérieur et mieux la contrôler ?

A la maison comme au bureau, une bonne qualité de l’air est indispensable. Après tout, vous pouvez y passer de longues heures, parfois même sans aérer. Dès lors, ce que vous respirez doit être aussi sain que possible. Cela vous évitera de nombreux problèmes de santé, allant des maux de tête aux troubles respiratoires. En passant dans les allergies, la fatigue ou encore les irritations. Pour améliorer votre air intérieur, vous pouvez utiliser divers appareils, comme un purificateur d’air, un climatiseur ou un (dés)humidificateur d’air. Mais avant de choisir un dispositif, comment savoir si votre air a vraiment d’amélioration ? Voici comment mesurer la qualité de l’air intérieur de différentes façons :

 

>> Les symptômes d’une mauvaise qualité de l’air <<

 


🔎 3 méthodes pour mesurer la qualité de l’air intérieur

Particules fines

Particules fines dans l’air

D’abord, il existe plusieurs méthodes pour mesurer la qualité de l’air intérieur (QAI). Certaines sont accessibles aux particuliers dans le commerce. Alors que d’autres requièrent l’intervention d’un professionnel. Si vous doutez de la qualité de votre air ambiant, nous vous conseillons de commencer par un moniteur de qualité de l’air. Au besoin, vous pourrez ensuite envisager une méthode plus spécifique.

 

1️⃣ Moniteur de qualité de l’air

Cet appareil électronique mesure les niveaux de divers polluants dans l’air et fournit des informations en temps réel. Bien que la liste de polluants dépende du moniteur, la plupart mesurent les niveaux de particules, composés organiques volatils (COV), monoxyde de carbone et radon.

Certains appareils mesurent également la température, l’humidité et d’autres facteurs environnementaux susceptibles d’affecter la QAI.

Enfin, on trouve de plus en plus de modèles connectés, qui affichent les niveaux de pollution directement sur votre smartphone.

Ainsi, un moniteur de qualité de l’air s’utilise au quotidien pour mesurer la qualité de l’air intérieur. Il permet alors d’identifier les principales sources de pollution et de contrôler l’évolution si vous mettez en oeuvre des solutions.

Et combien ça coûte ? Comptez entre 30 et 210 € – selon les polluants détectés et la précision des mesures.

 

Aqara Moniteur de qualité de l'air (45 €)

Aqara Moniteur de qualité de l’air (45 €)

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Therm Moniteur de qualité de l'air (120 €)

Therm Moniteur de qualité de l’air (120 €)

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Temtop Moniteur de qualité de l'air portable (190 €)

Temtop Moniteur de qualité de l’air portable (190 €)

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2️⃣ Kit de test avec analyse en labo

Puis, on trouve aussi des kits de test pour des polluants spécifiques. Par exemple, les moisissures, les formaldéhydes, le benzène, l’amiante et le radon. En général, un kit comprend des instructions collecter des échantillons, que vous envoyez ensuite à un laboratoire pour analyse.

Un tel kit d’analyse peut être utile pour identifier des sources spécifiques de pollution de l’air intérieur. Et surtout pour déterminer le niveau de risque pour la santé humaine.

Quand l’utiliser ? Lorsque votre moniteur de qualité de l’air indique des niveaux anormalement élevés d’une polluants particulier. Ou si vous avez des doutes suite au développement de symptômes spécifiques.

Enfin, pour un kit de prélèvement avec analyse en labo, les prix varient entre 100 et 300 euros. Ici encore, tout dépend du ou des polluant(s) à analyser et du laboratoire.

 

>> Pourquoi la qualité de l’air intérieur est-elle importante ? <<

 

3️⃣ Évaluation professionnelle pour mesurer la qualité de l’air intérieur

Purificateur d'air Medify Air MA-40

Purificateur d’air Medify Air MA-40

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L’une de ces méthodes a révélé une mauvaise QAI chez vous et vous voudriez creuser ? Ou vous préférez un diagnostic complet avec des conseils concrets ? Vous pouvez alors faire appel à un professionnel pour mesurer la qualité de l’air intérieur de manière plus précise. Souvent, le diagnostic s’accompagnera aussi de recommandations personnalisées pour assainir votre intérieur.

Ce genre d’évaluation est notamment utile pour mesurer la qualité de l’air intérieur dans un vieux bâtiment. Par exemple au moment de l’achat ou de la revente.

En pratique, une évaluation de la qualité de l’air intérieur combine des mesures chiffrées, des inspections visuelles et d’autres outils de diagnostic. Elles incluent entre autres la recherche de polluants, l’inspection des systèmes de CVC et l’identification des sources potentielles de pollution. Matériaux de construction, produits de nettoyage et même mobilier… L’inspecteur devrait tout passer au crible pour une évaluation aussi complète que possible.

En somme, l’évaluation de la QAI offre une vue d’ensemble de l’environnement intérieur. C’est sur cette base que le professionnel peut alors vous proposer des stratégies pour l’améliorer.

***

Globalement, mesurer la qualité de l’air intérieur est la première étape pour identifier les sources potentielles de pollution. Mais aussi et surtout pour choisir les meilleurs solutions pour améliorer la QAI.

Bien sûr, la méthode de mesure appropriée dépendra du polluant spécifique. Et si vous ne savez pas du tout quels polluants contaminent votre air, l’étape préliminaire sera d’effectuer un diagnostic plus général.

 


🚨 Mesurer la qualité de l’air intérieur grâce aux détecteurs de polluants

Ensuite, vous pouvez également utiliser des appareils de détection de polluants.

Cette fois, l’idée n’est pas de mesurer la qualité de l’air intérieur ni d’en faire un diagnostic. L’objectif de ces dispositifs est plutôt de vous avertir lorsque certains polluants atteignent un niveau anormalement élevé. Et donc potentiellement dangereux.

Si le polluant atteint un certain niveau de concentration dans l’air, le détecteur va alors sonner. Les réglementations stipulent même que l’alarme doit être suffisamment forte pour réveiller une personne qui dort.

Notez cependant qu’il existe plusieurs types de détecteurs :

  • Les plus basiques ont uniquement un capteur qui va déclencher l’alarme à partir d’un certain degré concentration. En résumé, le détecteur n’a que 2 modes : il reste silencieux ou il sonne.
  • On trouve aussi des modèles plus avancés qui vous informent aussi en temps réel sur le niveau de concentration. Ils possèdent en général un écran digital qui vous indique les mesures de divers polluants. Et bien sûr, une alarme se déclenche aussi en cas de niveau anormal.
  • Enfin, il existe même des détecteurs connectés. En plus de leur écran d’affichage, ils viennent avec une application mobile. De cette façon, vous avez accès aux informations à tout moment sur votre smartphone. Enfin, outre une alarme si la concentration est dangereuse, vous pouvez même programmer des notifications à un degré inférieur. Ainsi, vous pourrez agir avant que la situation ne devienne vraiment problématique !

 

>> Les principaux polluants de l’air intérieur <<

 


♨️ 4 détecteurs de polluants intérieurs

Les appareils de détection de polluants les plus courants sont les suivants :

  1. Détecteur de fumée (Daaf). Obligatoire dans tout logement depuis 2021, il informe de la présence de fumée ou de vapeur dans l’air.
  2. Détecteur de monoxyde de carbone. Il ne réagit pas à la fumée ni à la vapeur, mais au monoxyde de carbone (CO). Inodore et incolore, ce gaz toxique peut en effet s’avérer mortel à des concentrations élevées.
  3. Détecteur de COV (Composé organique volatil). Il mesure les niveaux de produits chimiques dans l’air, que peuvent libérer les matériaux de construction, le mobilier et les produits de nettoyage.
  4. Détecteur de radon. Comme le monoxyde de carbone, le radon est dangereux à forte concentration, mais totalement imperceptible pour les humains. Incolore, inodore et inerte et incolore, ce gaz radioactif naturel peut pénétrer dans les bâtiments sans qu’on s’en aperçoive. Il passe notamment par les fissures et autres ouvertures des fondations.
ELRO Détecteur de fumée (daaf)

ELRO Détecteur de fumée (daaf)

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Airthings Détecteur de radon (connecté)

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Ourjb Détecteur de fuite de gaz (digital)

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 X-Sense Détecteur de monoxyde (affichage digital)

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👉 Mesurer la qualité de l’air intérieur : 6 solutions pour l’améliorer

Il est judicieux de mesurer la qualité de l’air intérieur. Mais il est encore plus crucial de la contrôler. Alors, comment faire en sorte de maintenir une bonne QAI ?

 

>> Comment améliorer la qualité de votre air intérieur ? <<

 

Améliorer la qualité de l’air intérieur peut s’avérer complexe. En effet, il faut souvent agir sur un large éventail de facteurs. Plus précisément, vous devez être vigilant sur tous les aspects qui peuvent contribuer à une mauvaise QAI. Explorons donc plusieurs solutions potentielles :

 

❌ Contrôle à la source : supprimer les sources de pollution intérieure

Bien utiliser cheminées et poêles

Bien utiliser cheminées et poêles

Tout commence par le contrôle des polluants à leur source. L’enjeu est d’identifier et d’éliminer (ou au moins de réduire) les sources de pollution de l’air intérieur. En d’autres termes, mesurer la qualité de l’air intérieur vous permet d’abord de repérer les sources. Ensuite, c’est à vous de vous en débarrasser.

En plus de cela, vous avez aussi intérêt à agir en amont, pour ne pas produire de pollution intérieure.

Pour améliorer la QAI en vous attaquant directement aux sources de polluants, vous pouvez par exemple :

  • Réduire ou supprimer l’utilisation de produits contenant des COV ou autres substances chimiques nocives.
  • Entretenir correctement les sources de combustion (poêles, chauffages, cheminées, radiateurs…).
  • Contrôler les niveaux d’humidité pour éviter le développement de moisissures et autres polluants biologiques.
  • Ne jamais fumer à l’intérieur.

 

🪟 Aération, ventilation : renouveler l’air intérieur

Ventiler et aérer

Ventiler et aérer

Deuxième bonne pratique à adopter de toute urgence : l’aération. Ici, le but est de renouveler l’air de manière régulière et adéquate. De cette façon, les polluants présents dans l’air intérieur vont sortir pour laisser place à de l’air frais et pur.

En règle générale, il existe 2 grandes formes de renouvellement de l’air intérieur. 1) L’aération naturelle et 2) la ventilation artificielle, mécanique. Notez d’ailleurs qu’il est tout à fait possible de combiner les deux !

 

Améliorer le renouvellement de l’air de votre logement peut alors consister à :

  • Augmenter l’aération naturelle en ouvrant les fenêtres, surtout si la qualité de l’air extérieur est bonne.
  • En cas de pics de pollution extérieure ou de fortes chaleurs, aérer tôt le matin et tard le soir.
  • Utiliser des systèmes de ventilation mécanique pour faire échanger l’air vicié contre l’air frais de dehors.
  • Ajuster les systèmes de ventilation pour garantir une répartition uniforme de l’air dans tout votre logement.

 


💨 Filtration, purification : assainir l’air

Rowenta Intense Pure Air Connect

Purificateur d’air Rowenta Intense Pure Air Connect

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Pour aller encore plus loin, vous pouvez aussi assainir votre air intérieur en utilisant un appareil dédié. L’idée globale est d’en éliminer les principaux polluants, notamment grâce à des filtres. D’autres technologies, comme la ionisation et les rayons ultraviolets (UV), semblent également efficaces.

Ici encore, vous avez 2 options (à combiner ou non) : 1) un purificateur d’air dédié ou 2) une ventilation mécanique qui purifie l’air au passage.

Voici donc plusieurs conseils pour mieux purifier l’air intérieur :

  • Installer des filtres à particules (type HEPA) ou autres systèmes de filtration dans votre système CVC.
  • Utiliser un purificateur d’air dans les pièces où l’aération naturelle et la ventilation sont limitées.
  • Choisir votre technologie de purification en fonction des polluants spécifiques présents dans votre air intérieur.
  • Nettoyer tous vos systèmes de ventilation et de filtration régulièrement.
  • Remplacer les filtres de manière régulière pour qu’ils fonctionnent efficacement.

 

>> Voir le test du purificateur d’air Rowenta Intense Pure Air <<

 


💧 Contrôle de l’humidité : maintenir une bonne hygrométrie

Ce quatrième point est surtout essentiel pour éviter le développement de polluants d’oririgine organique / biologique.

Un bon taux d’humidité à l’intérieur limitera les risques de moisissures, champignons et spores, mais aussi la prolifération de virus, parasites et bactéries. Des problèmes qui surviennent – ou, du moins, s’accentuent – avec une hygrométrie trop élevée.

A l’inverse, un air trop sec peut agresser les voies respiratoires et les irriter, déclenchant ou amplifiant certains problèmes de santé. Asthme, sinusite, allergies…

Maintenir un taux d’humidité adéquat est donc favorable à un environnement intérieur sain et confortable. Pour obtenir une hygrométrie optimale (entre 40 et 60 % dans un logement), suivez alors ces conseils :

  • Installez des hygromètres chez vous pour mesurer la qualité de l’air en termes de taux d’humidité.
  • Aérez tous les jours pour éliminer l’excès d’humidité malsaine.
  • Si l’hygrométrie est trop haute, utilisez alors un déshumidificateur. Simple bac absorbeur d’humidité ou déshumidificateur électrique, voyez selon vos besoins et préférences. Choisissez en fonction du taux d’humidité de la pièce et de son volume.
  • Le niveau d’humidité est trop faible ? Installez alors un humidificateur d’air chez vous. Nébulisation, vapeur ou ultrasons, cet appareil diffusera une brume (fraîche ou tiède) dans l’air ambiant.

 

Humidificateur d'air Levoit

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Déshumidificateur d'air JERVAMNI

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🧹 Nettoyage, ménage régulier : éviter l’accumulation de polluants

Qui dit pollution intérieure dit souvent saleté.

Poussières qui s’acucmule sur les meubles, acariens qui se cachent dans le lit et le canapé… Toiles d’araignée qui attirent les pollens, impuretés qui se logent dans la ventilation… Si votre logement ne contient aucune de ces saletés : bravo ! Sinon, sachez que vous n’êtes pas tout(e) seul(e) – loin de loin 😉

Faire le ménage régulièrement

Faire le ménage régulièrement

Malheureusement, si vous laissez la poussière, les pollens et autres polluants intérieurs s’accumuler… Ils vont se propager dans votre air ambiant, le rendant de moins en moins pur. Et nous ne parlons même pas des accumulations de crasse plus sévères, qui peuvent entraîner des moisissures, de la pourriture voire la sécrétion de gaz toxiques…

La bonne nouvelle est qu’il est facile de remédier à ce problème d’acculumulation : faites le ménage régulièrement !

Appliquez alors les quelques conseils ci-dessous. Vous noterez des vraies améliorations la prochaine fois que vous allez mesurer la qualité de l’air intérieur chez vous :

  • Lavez les les sols, les surfaces et le mobilier pour éliminer la poussière et d’autres polluants de surface. Pour le sol, préférez alors un aspirateur avec filtre HEPA, redoutable contre les particules fines dans les tapis et textiles d’ameublement.
  • Passez vos textiles (coussins, couettes, draps, rideaux…) au lave-linge.
  • Changez vos draps assez souvent, souvent en période assez chaude et humide.
  • Rangez un maximum d’affaires dans des placards ou des boîtes. Cela évitera alors l’accumulation de poussière dessus.
  • Organisez un grand ménage 2 à 4 fois par an. Vous pourrez ainsi nettoyer les endroits que vous n’incluez pas dans le ménage habituel. Et ce sera aussi l’occasion de faire du rangement et du tri.
  • Nettoyez en profondeur vos appareils de ventilation, purification d’air et (dés)humidification. Leur rôle est d’améliorer votre air intérieur, pas d’augmenter sa pollution !
  • Utilisez des produits ménagers écologiques, qui ne contiennent pas de substances nocives.

 


🧱 Conception du bâtiment, décoration, aménagement : limiter les polluants à plus grande échelle

Enfin, tout ce qui concerne le bâtiment et l’aménagement peut jouer un rôle clé dans l’amélioration de la qualité de l’air intérieur. Cela va de la conception du logement à son agencement et même sa décoration.

En effet, de nombreux COV se cachent dans les matériaux et produits de bricolage. Mais aussi dans l’ameublement. De plus, un bâtiment mal conçu peut nuire à la bonne circulation de l’air, et donc favoriser sa stagnation.

Limiter les polluants du bâtiment

Limiter les polluants du bâtiment

Bien que ce sujet soit très vaste et moins facile à améliorer au quotidien que les points précédents, voici plusieurs conseils :

  • Choisir des matériaux de construction et des produits qui ne libèrent pas de polluants nocifs.
  • Concevoir des systèmes de ventilation et de filtration efficaces (et économes en énergie !).
  • S’assurer que le bâtiment est parfaitement étanche, notamment pour éviter l’infiltration de radon.
  • Optimiser la circulation de l’air dans le logement.
  • Ne pas bloquer les fenêtres utiles pour l’aération.
  • Nettoyer et aérer longuement le nouveau mobilier. Idem lorsque vous faîtes (ou avez fait) des travaux.
  • Sélectionner des meubles et autres objets exempts de substances dangereuses.

 


Mesurer la qualité de l'air pour une maison saine

Conclusion : mesurer la qualité de l’air intérieur pour l’améliorer

L’amélioration de la qualité de l’air intérieur est donc un vrai défi. Un challenge du quotidien qui nécessite une approche à multiples facettes. S’attaquer aux sources de pollution, améliorer la ventilation et la filtration, ou encore optimiser votre logement : Tous ces aspects vous aideront à obtenir une meilleure QAI.

Que vous ayez un doute ou soyez juste soucieux ou curieux, pensez à mesurer la qualité de l’air intérieur de façon régulière  Et si vous identifiez un quelconque polluant, agissez sans attendre pour l’éliminer !

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